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Cadrage d'un projet logiciel : notre méthode en 5 étapes

Marine Debray
Écrit par Marine Debray
Publié le 30 octobre 2026 · 7 min de lecture

En bref

Le cadrage, c'est le travail fait avant de développer : revoir vos outils actuels, mener des ateliers par thème, vérifier ce qui dépend d'autres que nous, puis écrire le cahier de cadrage, module par module.

Il se termine par un prix ferme de la réalisation, un plan de reprise de vos données et un calendrier de bascule. Le cahier vous appartient, même si vous ne poursuivez pas avec nous.

C'est une prestation au forfait ferme, la seule sur laquelle nous vous demandons de vous engager au départ.

Qu'est-ce que le cadrage d'un projet ?

Le cadrage d'un projet logiciel, c'est l'étape qui précède le développement. On y met à plat toutes vos règles et on fixe le périmètre, avant d'engager le budget de réalisation. Chez Magram, chaque projet commence par là, quelle que soit sa taille.

Avant le cadrage, nous vous présentons une estimation : le périmètre pressenti, découpé en modules et en phases, et les hypothèses de ce chiffre. Le cadrage vérifie ces hypothèses une à une et transforme l'estimation en prix ferme.

Notre méthode de cadrage en un coup d'œil

Logigramme du cadrage chez Magram : diagnostic, estimation, revue de l'existant, ateliers, outils tiers, cahier de cadrage et prix ferme, décision, maquettes, développement module par module.

ÉtapeCe que nous faisonsCe que vous apportezCe qui en sort
1. Revoir l'existantLecture de votre logiciel actuel, de vos fichiers Excel et de vos documentsVos fichiers, modèles et documents réelsLes règles que personne n'a écrites
2. Ateliers par thème3 à 4 ateliers, un par grand sujetLes personnes qui font le travailLe détail de chaque module
3. Outils tiersVérification des outils à raccorder, tests sur vos postesVos accès et vos interlocuteursCe qui est possible, et à quel coût
4. Cahier de cadrageParcours, règles, rôles et droits, module par moduleRelecture et correctionsLe cahier, le plan de reprise, le calendrier
5. Prix fermeChiffrage de la réalisation, hypothèses écritesVotre décisionLancer, ajuster ou s'arrêter

1. Revoir l'existant avant de parler du futur

Nous partons de ce qui marche chez vous. Avant et pendant les ateliers, nous lisons votre logiciel actuel, vos fichiers Excel onglet par onglet, vos devis, vos modèles de documents. C'est là que se cachent les règles que personne n'a jamais écrites, et les données qu'il faudra reprendre dans le nouvel outil.

Exemple. Une PME industrielle d'une quinzaine de salariés voulait remplacer son fichier Excel de congés, de RTT et d'éléments variables de paie. En le lisant, le vrai problème est apparu : le fichier reposait sur deux personnes, et les subtilités de paie finissaient dans une colonne « commentaire » que le cabinet comptable devait interpréter. Le besoin prioritaire est devenu : remettre au cabinet, chaque 25 du mois, des données figées qu'il n'a plus à deviner.

2. Des ateliers par thème, avec ceux qui font le travail

Nous organisons trois à quatre ateliers, chacun sur un grand sujet : par exemple les devis, la production, la facturation. Un atelier dure jusqu'à une heure trente, parfois deux heures quand le sujet est complexe. Chacun réunit les personnes concernées : la direction, l'assistante, un chargé d'affaires, quelqu'un du terrain. Sur place ou en visio.

Nous y passons chaque module en revue, avec des questions concrètes : quelles informations un partenaire peut-il voir ? lesquelles peut-il modifier ? « Si quelqu'un arrive le 15 du mois, combien de tickets restaurant reçoit-il ? » Certains modules vont vite parce qu'ils sont évidents. D'autres demandent un atelier entier. C'est aussi là qu'on décide qu'un module prévu dans l'estimation n'est finalement pas utile.

3. Vérifier ce qui dépend des autres

Un logiciel métier se raccorde presque toujours à d'autres outils : votre logiciel comptable, votre plateforme de facturation électronique, Chorus Pro, un outil d'archivage, votre serveur de fichiers. Ces raccordements ne dépendent pas que de nous. Nous vérifions pendant le cadrage ce que chaque outil permet réellement : raccordement direct, simple export, ou autre solution.

Quand une fonction vous a plu chez un autre éditeur, nous la testons sur vos postes avant d'en faire une promesse. Et quand une contrainte coûte plus cher, comme une application qui doit fonctionner sans réseau sur les chantiers, nous la chiffrons à part.

4. Le cahier de cadrage, module par module

Tout ce travail aboutit à des livrables qui vous appartiennent :

  • le cahier de cadrage : le parcours, les règles, les rôles et les droits, module par module ;
  • le plan de reprise de vos données : ce qui est repris de vos fichiers, et comment ;
  • le calendrier et le plan de bascule : quand le nouvel outil prend le relais, et quand l'ancien peut s'arrêter ;
  • le prix ferme de la réalisation.

Chaque règle y est écrite comme un scénario que vous pourrez vérifier vous-même. Une règle encore incertaine est marquée « à valider » plutôt que supposée. Et ce qui ne sera pas fait est écrit aussi.

Exemple. Dans le cahier de la PME industrielle : un collaborateur entre le 15 du mois, ses droits sont calculés au prorata de sa présence ; un non-cadre pose un RTT un mardi, la demande est refusée avec un message clair, ses RTT ne se posant que le vendredi ; un mois est clôturé, toute modification est bloquée, sauf dérogation, qui est tracée.

La connexion à l'ERP, citée dès le premier échange, a été sortie de la première version : l'ERP était encore en cours de paramétrage, et le besoin immédiat n'en dépendait pas.

5. Un prix ferme, puis votre décision

Le cadrage transforme l'estimation de départ en prix ferme. Ce prix repose sur des hypothèses écrites : la profondeur de chaque module, les outils à raccorder, les données à reprendre. Si une hypothèse change, le chiffre bouge, et vous savez pourquoi.

Vous décidez ensuite : lancer la réalisation, ajuster le périmètre en retirant ou en ajoutant un module, ou vous arrêter là. Si vous ne poursuivez pas avec nous, vous repartez avec un cahier exploitable par n'importe quel prestataire.

Après le cadrage : les maquettes, puis le développement

Avant d'écrire une ligne de code, nous dessinons le nouveau parcours. Les maquettes ne sont pas interactives, mais elles montrent où se trouve chaque élément, écran par écran. Vous les validez. Comme sur un chantier : mieux vaut changer la fenêtre sur le plan qu'après avoir monté le mur.

Le développement se fait ensuite module par module. Une phase est livrée toutes les deux semaines environ, testée avec vos vraies données : vous voyez l'outil avancer, et vous y retrouvez vos repères.

Réunions de cadrage : ce que nous attendons de vous

Votre implication est forte au début, puis elle diminue. Pendant le cadrage, il faut :

  • participer aux ateliers, avec les personnes qui font le travail ;
  • nous transmettre vos fichiers, vos modèles et des documents réels dès le premier atelier ;
  • relire le cahier, puis valider les maquettes et chaque livraison.

Nous faisons le travail de lecture et d'écriture. Pendant le projet, un point de suivi par semaine suffit, de 30 minutes à une heure.

Ce que le cadrage ne garantit pas

Un cadrage réduit l'incertitude, il ne la supprime pas. Certaines informations dépendent de vous et peuvent tarder. D'autres règles ne montrent leurs effets qu'à l'usage : un outil bouge dès qu'on s'en sert. C'est pour cela que nous prévoyons, après la mise en service, jusqu'à six mois d'accompagnement à l'usage pour les ajustements qu'aucun cadrage n'aurait pu voir.

Questions fréquentes

Quelques jours de travail de notre côté, répartis sur trois à quatre semaines selon vos disponibilités. Le nombre de jours dépend du nombre d'ateliers et de modules : il est fixé dans la proposition, avant que vous ne signiez.

C'est un forfait ferme, réglé en une fois, fixé selon le nombre d'ateliers et de modules. Vous connaissez son prix avant de vous engager, et c'est le seul engagement que nous vous demandons au départ. La page devis donne l'ordre de grandeur.

Parce que vos règles doivent être confirmées une à une. Un prix ferme donné avant ce travail serait un prix à renégocier. Le cadrage supprime cette incertitude.

La note de cadrage est un document court de gestion de projet : objectifs, périmètre, budget, délais, risques. Le cahier de cadrage va plus loin : il décrit les règles du métier une à une, module par module, assez précisément pour développer et tester le logiciel.

Non, le cadrage le produit. Si vous en avez un, nous partons de lui et nous le confrontons à vos fichiers et à vos équipes.

Le diagnostic est gratuit et sans engagement : un échange pour cartographier vos outils et trouver ce qui vous freine. Il dit si un cadrage vaut la peine, et sur quel périmètre. Il n'inventorie pas vos règles et ne donne pas de prix ferme.

Une question sur votre cas ?

Posez-la à Quentin, il vous répond personnellement.

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